Stationner un deux-roues motorisé sur un trottoir expose à une amende forfaitaire de 135 euros, même en l’absence de gêne apparente. La loi ne prévoit aucune tolérance particulière, sauf en cas d’arrêté municipal explicitement favorable. Les agents verbalisateurs disposent d’une large marge d’appréciation pour sanctionner toute infraction constatée, indépendamment de la durée ou du motif de l’arrêt.
Des campagnes régulières de verbalisation renforcent la vigilance, notamment dans les grandes agglomérations. Les règles spécifiques varient selon les communes, mais le principe d’interdiction demeure la norme sur l’ensemble du territoire.
Stationner sa moto sur le trottoir : que dit la réglementation actuelle ?
Le stationnement moto sur trottoir reste une source d’irritation, surtout dans les grandes villes où chaque centimètre carré d’espace public est disputé. Le code de la route ne laisse pas la place à l’ambiguïté : garer une moto ou un scooter sur le trottoir est interdit, sauf signalisation ou arrêté municipal explicite. Cette règle vise à garantir un passage libre pour tous : piétons, poussettes, personnes à mobilité réduite. Qu’il soit question d’un scooter léger ou d’une grosse moto, la loi s’applique à l’ensemble des deux-roues motorisés sans exception.
Les contrôles se sont nettement renforcés ces dernières années. Sur le terrain, les agents verbalisateurs n’hésitent plus à dresser des procès-verbaux, même pour un arrêt qui semblerait anodin. Stationnement gênant ou pas, l’infraction est sanctionnée : l’amende démarre à 35 euros, mais grimpe sans détour à 135 euros en cas de gêne avérée ou de récidive. Arrêt de courte durée, moto garée devant un commerce en toute discrétion : aucune circonstance n’ouvre droit à une quelconque indulgence.
Pour clarifier les points essentiels, voici ce que prévoit la réglementation :
- Stationnement véhicule trottoirs : l’interdiction est totale, sauf si un marquage au sol ou un panneau l’autorise.
- Arrêt stationnement permis uniquement sur les emplacements réservés aux deux-roues motorisés.
- Des zones dédiées peuvent être créées par les municipalités, mais la règle générale prévaut partout ailleurs.
En clair, le stationnement motos doit s’effectuer sur la chaussée ou dans les espaces spécialement indiqués. Le risque de verbalisation reste élevé, particulièrement dans les centres urbains à forte fréquentation. Ce cadre légal s’impose aussi bien à Paris qu’à Lyon, sans distinction entre scooters, motos et autres deux-roues motorisés.
Zones autorisées, zones interdites : comment s’y retrouver dans la jungle urbaine ?
Dans les grandes villes françaises, l’organisation du stationnement dédié aux deux-roues frôle parfois le casse-tête. Paris, Bordeaux, Lyon, Nantes… Toutes multiplient les emplacements réservés, clairement identifiables grâce à des panneaux et des marquages au sol. Ces espaces deviennent des refuges pour les motos et scooters, mais la capacité ne suit pas toujours la demande, surtout en période de forte affluence.
Il existe aussi des parkings publics adaptés aux deux-roues motorisés. De nombreux parkings souterrains ou aériens réservent désormais des places à ces véhicules, souvent à un tarif avantageux. Des aires de stationnement dédiées sont parfois installées en périphérie pour désengorger les axes les plus fréquentés. Pour ceux qui souhaitent plus de tranquillité, les parkings privés offrent une alternative moyennant un abonnement, à privilégier pour une sécurité renforcée.
Pour résumer les différentes options et les zones à éviter :
- Zones autorisées : emplacements signalés pour deux-roues, parkings publics équipés, stationnements privés.
- Zones interdites : trottoirs, abords de garages, passages piétons, espaces verts, arrêts de bus.
La priorité reste la circulation piétonne. Les agents s’assurent que même les emplacements réservés ne débordent pas sur les cheminements. À Bordeaux, la création de nouveaux espaces vise à décongestionner les artères principales. À Nantes, des expérimentations de zones mixtes sont en cours, mais la sécurité des usagers vulnérables continue de primer. Même bien garé, mieux vaut rester vigilant : le respect de la cohabitation urbaine demeure une exigence constante.
Amendes, fourrière et autres risques : ce que vous encourez en cas d’infraction
Le passage à l’acte peut coûter cher. En cas de stationnement moto sur trottoir, les sanctions ne se font pas attendre. Selon l’article R417-10 du code de la route, une contravention pour stationnement gênant entraîne une amende forfaitaire de 35 euros, portée à 75 euros en cas de retard de paiement. Stationner devant une sortie de garage ou sur un passage piéton ? Les agents ne tergiversent pas.
Mais la sanction ne s’arrête pas là. À Paris, Lyon ou Bordeaux, la mise en fourrière peut s’appliquer dès qu’un véhicule gêne la circulation piétonne ou met en danger la sécurité. L’addition grimpe rapidement : prévoyez autour de 150 euros pour récupérer votre moto, sans compter les frais de garde et d’administration, dont le montant fluctue selon la commune.
Pour bien comprendre l’ampleur des risques encourus, voici un aperçu des principales conséquences :
- Amende de 35 € pour stationnement gênant
- Mise en fourrière immédiate en cas de trouble manifeste à la circulation
- Frais additionnels : enlèvement, garde journalière, démarches administratives
La loi ne fait aucune différence entre une moto et un scooter : tous les deux-roues motorisés sont concernés par ces sanctions. Les opérations de contrôle se multiplient, surtout dans les centres-villes où les zones piétonnes sont surveillées de près. C’est sur les trottoirs que les infractions sont le plus fréquemment relevées chez les conducteurs de motos et de scooters.
Conseils pratiques pour stationner sereinement et protéger votre deux-roues
Le plus sûr reste de se tourner vers les emplacements réservés aux deux-roues motorisés. Les municipalités, à Paris comme à Lyon ou Bordeaux, investissent dans ces espaces pour limiter le stationnement anarchique et garantir une circulation apaisée. Sur la chaussée, choisissez les zones clairement matérialisées et signalées pour éviter tout risque de verbalisation ou d’enlèvement.
Les parkings publics représentent une alternative intéressante : ils sont souvent gratuits ou proposent des tarifs réduits pour les motos et scooters, le tout sous surveillance accrue. Certains offrent même des points d’attache spécifiques pour les antivols. Utiliser un antivol homologué, idéalement en U ou une grosse chaîne, limite considérablement le risque de vol, un fléau qui touche particulièrement les grandes villes.
Relisez votre contrat d’assurance : la garantie vol peut exiger l’usage d’un antivol certifié SRA ou NF pour être indemnisé. Pour des arrêts prolongés, optez pour un parking privé ou une zone fermée : ces espaces restent moins exposés aux dégradations et aux vols opportunistes.
Pour gagner du temps et éviter les mauvaises surprises, les applications de stationnement dédiées recensent les aires de stationnement en temps réel et signalent les places disponibles aux alentours. Pratique, surtout aux heures de pointe en centre-ville.
Pour stationner en toute tranquillité, gardez à l’esprit ces quelques réflexes :
- Identifiez les panneaux et marquages dédiés aux deux-roues
- Ne laissez jamais casque ou équipement sans les attacher à la moto
- Touchez la roue avant du côté du trottoir pour compliquer la tâche aux voleurs
La ville impose ses règles, mais chacun peut trouver sa place sans risquer la sanction ni céder à la facilité du stationnement sauvage. À chaque arrêt, c’est tout un équilibre qui se joue entre liberté de circuler et respect des autres usagers. Qui saura inventer la prochaine solution urbaine ?


